au sujet de l’apprentissage

Posté par Anne Le 25 - janvier - 2009

 

Avec le printemps, revient le moment de préparer la nouvelle saison du
potager, prévoir les plantations, imaginer ce qu’il sera cet été, et commencer à faire lever des graines. Je me suis dit ces jours-ci qu’il fallait que je me souvienne de ce que j’avais appris l’année dernière de mes erreurs, afin de ne pas les reproduire. La voracité des limaces pour les jeunes pousses tendres, je connais ! Je lèverai mes graines de courges en petits pots pour les replanter. Et je me suis du coup souvenue que l’année dernière j’avais réalisé qu’au jardin, il me faut attendre un an avant de pouvoir reprendre un cycle et mettre en œuvre ce que j’apprends. C’est très long, un an.

Du coup l’apprentissage est un peu particulier. Dans mes activités, je me suis habituée à des rythmes beaucoup plus rapides, et j’en suis d’ailleurs fort heureuse. Au fond, même en s’y prenant tôt dans une vie, combien de saisons de jardinage peut-on espérer ? Une cinquantaine, si on y passe vraiment sa vie, beaucoup moins si la passion est plus tardive. D’où l’importance de la transmission. Faire comme nos parents ou grands parents font ou ont fait. Mais nous n’avons pas tous la chance d’apprendre ainsi, surtout de nos jours. Et pour certains, c’est peut-être une bonne chose, car ce que nous apprendrions de cette génération élevée dans l’obsession de la maîtrise de la nature par les produits chimiques, ne serait peut-être pas à notre avantage.

Mais il existe une autre transmission, horizontale celle-là. Celle des échanges de savoir et d’information qui se propagent par internet et par les extraordinaires bouquins que l’on trouve de nos jours…. Et celle des stages de permaculture et de production de semences…. Et par tous les échanges de jardiniers amoureux de leurs potagers et heureux de montrer et partager leur savoir-faire…. A Sapharey, nous faisons partie de cette dernière catégorie, venez voir …

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